Deux artistes américains ont réalisé dans une galerie de la New York Public Library une installation qui fait scandale. Largement couverte par la presse américaine, l'exposition présente une série de photos chocs de Bush et de ses collaborateurs, de face et de profil, tenant une plaque d'identification de la police. Une date sur celle-ci, celle de leur déclaration la plus mensongère sur le dossier Irakien. La vidéo d'accompagnement est visible sur YouTube et assez saisissante. On y voit par exemple Georges Bush décrivant les efforts de Saddam Hussein pour acheter de l'uranium au Niger, une information qui s'est avérée mensongère. Sur la bande sonore, le bruit d'une porte de prison qui se referme également sur d'autres oeuvres engagées comme les dessins au crayon de Daniel Heyman sur les prisonniers irakiens maltraités par l'armée américaine. jeudi 24 janvier 2008
Coupable conservatisme
Deux artistes américains ont réalisé dans une galerie de la New York Public Library une installation qui fait scandale. Largement couverte par la presse américaine, l'exposition présente une série de photos chocs de Bush et de ses collaborateurs, de face et de profil, tenant une plaque d'identification de la police. Une date sur celle-ci, celle de leur déclaration la plus mensongère sur le dossier Irakien. La vidéo d'accompagnement est visible sur YouTube et assez saisissante. On y voit par exemple Georges Bush décrivant les efforts de Saddam Hussein pour acheter de l'uranium au Niger, une information qui s'est avérée mensongère. Sur la bande sonore, le bruit d'une porte de prison qui se referme également sur d'autres oeuvres engagées comme les dessins au crayon de Daniel Heyman sur les prisonniers irakiens maltraités par l'armée américaine. mercredi 9 janvier 2008
Bush au Moyen Orient : les secrets d'un voyage
Volte face de la Maison Blanche dans sa confrontation avec l'Iran, guerre prolongée en Irak, blocage des négociations entre Israël et les Palestiniens, Bush a huit jours pour argumenter et négocier avec ses interlocuteurs au Moyen-Orient. Son principal problème, expliquer pourquoi il "est important de contenir les ambitions agressives de l'Iran" alors que ses services de renseignement viennent d'annoncer dans leur dernière synthèse (NIE) que Téhéran a arrêté en 2003 son programme nucléaire militaire. Plusieurs facteurs expliquent l'apparente contradiction que Bush doit aujourd'hui assumer. L'échec cuisant de la stratégie de Bush au Moyen Orient est aujourd'hui flagrant et il ne lui reste plus qu'à se comporter en colombe. Toute velléité de confrontation sérieuse avec l'Iran est désormais abandonnée. Bush a également fait savoir aux Russes qu'il n'interviendrait pas dans leurs zones d'influence. Il a même été jusqu'à envoyer une lettre amicale au dictateur de la Corée du Nord, un des pays de l'axe du mal. Le New-York Philarmonic Orchestra ira ce printemps jouer à Pyong Yang et Condi Rice, après avoir déclaré que l'Amérique n'avait pas d'ennemis permanents, se dit prête à aller en Iran, en Syrie ou en Corée du Nord. Les élections iraniennes qui se tiennent au printemps 2008 sont pour Bush une opportunité à ne pas manquer. En faisant baisser la tension internationale, il favorise les modérés. Quelques jours après la publication de NIE, le leader modéré Rafsanjani s'est livré dans un discours à l'université, à une attaque en règle de la politique du Président Ahmadinejad. Ce dernier a besoin de la menace américaine pour maintenir son autorité. Les modérés ont donc aujourd'hui de bonnes chances de gagner les élections ce qui bouleverserait la donne dans toute la région. Sur le terrain, la violence a
diminué d'intensité en Irak, des milices chiites pro-iraniennes collaborent avec l'armée américaine qui vient de libérer 9 agents iraniens précédemment accusés de terrorisme et d'espionnage. La récente provocation menée par quelques chaloupes de Gardiens de la Révolution contre l'US Navy ne peut suffire à raviver les tensions. Le rapport du Renseignement américain permet de redonner une crédibilité aux services d'espionnage américains brocardés par la communauté internationale pour avoir nourri l'administration américaine d'informations fausses sur la présence d'un programme d'armes de destruction massive en Irak. Aujourd'hui, la CIA annonce fièrement qu'elle sait recueillir et analyser de nouvelles informations et n'hésite pas à contredire de précédentes analyses. Nous voyons que ces facteurs expliquent le virage à 180° de Bush sur le dossier iranien. Ils expliquent également le scepticisme des meilleurs alliés des Etats-Unis. Le MI6 anglais estime le rapport américain peu pertinent, Nicolas Sarkozy croit toujours que l'Iran prépare la bombe atomique, opinion partagée par les experts israëliens. Plusieurs commentateurs ont rappelé les multiples bourdes de la CIA pour ce qui concerne les prévisons en matière de dissémination nucléaire, qu'il s'agisse des évaluations fantaisistes de l'arsenal de l'URSS, de la surprise de la CIA quand l'Inde et le Pakistan ont réalisé leur premier essai nucléaire. Sans parler des bobards sur les armes de terreur de Saddam Hussein. Le problème de fond vient d'un fait simple rarement énoncé dans la presse. Il n'y a pas de frontière nette entre nucléaire civil et militaire, la meilleure manière d'acquérir le savoir-faire pour fabriquer la bombe c'est de développer un programme nucléaire civil. Aux pays voisins d'apprécier ensuite le niveau de risque impliqué par ce programme. Un exercice difficile pour peu que le pays intéressé soit un peu cachotier, c'est ce que les contorsins de Bush nous démontrent. Reste qu'il ne faut peut-être pas en conclure que l'Iran, soulagé de la pression américaine, suive une voie belliciste. Optimistes, nous pouvons espérer que le voyage de Bush et le rapport du NIE est la première étape d'une détente durable se concrétisant par deux attitudes symétriques. Un engagement de l'Iran de soumettre l'ensemble de son programme nucléaire aux contrôles de l'IAEA et un engagement des Etats-Unis à renoncer à l'organisation d'un renversement du régime iranien.
diminué d'intensité en Irak, des milices chiites pro-iraniennes collaborent avec l'armée américaine qui vient de libérer 9 agents iraniens précédemment accusés de terrorisme et d'espionnage. La récente provocation menée par quelques chaloupes de Gardiens de la Révolution contre l'US Navy ne peut suffire à raviver les tensions. Le rapport du Renseignement américain permet de redonner une crédibilité aux services d'espionnage américains brocardés par la communauté internationale pour avoir nourri l'administration américaine d'informations fausses sur la présence d'un programme d'armes de destruction massive en Irak. Aujourd'hui, la CIA annonce fièrement qu'elle sait recueillir et analyser de nouvelles informations et n'hésite pas à contredire de précédentes analyses. Nous voyons que ces facteurs expliquent le virage à 180° de Bush sur le dossier iranien. Ils expliquent également le scepticisme des meilleurs alliés des Etats-Unis. Le MI6 anglais estime le rapport américain peu pertinent, Nicolas Sarkozy croit toujours que l'Iran prépare la bombe atomique, opinion partagée par les experts israëliens. Plusieurs commentateurs ont rappelé les multiples bourdes de la CIA pour ce qui concerne les prévisons en matière de dissémination nucléaire, qu'il s'agisse des évaluations fantaisistes de l'arsenal de l'URSS, de la surprise de la CIA quand l'Inde et le Pakistan ont réalisé leur premier essai nucléaire. Sans parler des bobards sur les armes de terreur de Saddam Hussein. Le problème de fond vient d'un fait simple rarement énoncé dans la presse. Il n'y a pas de frontière nette entre nucléaire civil et militaire, la meilleure manière d'acquérir le savoir-faire pour fabriquer la bombe c'est de développer un programme nucléaire civil. Aux pays voisins d'apprécier ensuite le niveau de risque impliqué par ce programme. Un exercice difficile pour peu que le pays intéressé soit un peu cachotier, c'est ce que les contorsins de Bush nous démontrent. Reste qu'il ne faut peut-être pas en conclure que l'Iran, soulagé de la pression américaine, suive une voie belliciste. Optimistes, nous pouvons espérer que le voyage de Bush et le rapport du NIE est la première étape d'une détente durable se concrétisant par deux attitudes symétriques. Un engagement de l'Iran de soumettre l'ensemble de son programme nucléaire aux contrôles de l'IAEA et un engagement des Etats-Unis à renoncer à l'organisation d'un renversement du régime iranien.Editorial
Géopolitique des conflits, manipulations des opinions publiques, mobilisation pour la défense des droits de l'homme et de l'environnement ; à chaque fois l'image fixe ou animée est mise à contribition, affichée, commentée, truquée. Les photographies prises du ciel prouvent la dégradation rapide de notre éco-système, les vidéos prises par des téléphones portables témoignent des attentats urbains, les images satellitaires démasquent les programmes nucléaires clandestins, les paparazzi font sauter les barrières entre vie plublique et vie privée.
C'est de cette actualité que ce blog rendra compte allant chercher au-delà des apparences les ressorts cachés, les intentions derrière les images.
C'est de cette actualité que ce blog rendra compte allant chercher au-delà des apparences les ressorts cachés, les intentions derrière les images.
L'Amazonie disparue, indiens et explorateurs 1825-1930
À la fin du XIXe siècle, des dizaines d'expéditions scientifiques européennes se sont lancées à l'assaut de la dernière tache blanche des cartes de géographie : la légendaire forêt amazonienne. Au prix d'exploits insensés, conduits par une foi sans limites clans les bienfaits du progrès, ces explorateurs - comme les Français Coudreau et Crevaux, l'Allemand Steinen ou l'Italien Boggiani - ont relevé les cours des mille affluents de l'Amazone, identifié plantes et animaux inconnus, rencontré des tribus indiennes dont personne ne soupçonnait l'existence. C'est d'abord cette épopée que retrace Antoine Lefébure dans ce livre, illustré de superbes clichés d'époque, exhumés des bibliothèques et musées d'ethnographie. Mais il donne aussi à voir, en textes et en images, dans ses délires et atrocités, la phase de reconquête du " continent vert " au début du XXe siècle : étonnante aventure du colonel brésilien Rondon qui pacifia des dizaines de tribus hostiles pour installer en pleine forêt près de 5 000 km de lignes télégraphiques, fièvre du caoutchouc qui devait enrichir des villes comme Manaus et surtout réduire en esclavage les populations indiennes, construction du chemin de fer au cour de l'" enfer vert " dont on raconte que chaque traverse représente un cadavre d'ouvrier... Grâce à une iconographie originale, grâce aussi aux regards singuliers de l'écrivain Michel Braudeau et de l'ethnologue Patrick Menget, c'est une " autre Amazonie " que ce livre nous invite à découvrir, celle d'Indiens tour à tour idéalisés, diabolisés, considérés comme gênants ou comme une main-d'œuvre à bas prix. Des Indiens qui luttent aujourd'hui pour préserver leurs cultures traditionnelles et qu'il s'agit de protéger contre les modèles destructeurs de la civilisation moderne.Editions La Découverte, Date de parution : 3 mars 2005, 224 pages
Explorateurs photographes, Territoires inconnus 1850-1930.
sous la direction d'Antoine Lefébure Des photographes explorateurs à l'assaut de mondes inconnus : ce livre conjugue deux moments inauguraux au coeur du XIXème siècle, l'essor du reportage photographique et les découvertes de territoires et de peuples quasi ignorés des Occidentaux.
Des photographes explorateurs à l’assaut de mondes inconnus : ce livre conjugue deux moments inauguraux au cœur du XIXe siècle, l’essor du reportage photographique et les découvertes de territoires et de peuples quasi ignorés des Occidentaux. À travers quelque 220 photos, et textes à l’appui, est ici restituée l’œuvre aussi spectaculaire que rocambolesque de 30 explorateurs français, offrant au lecteur du XXIème siècle des images véritablement extraordinaires de mondes disparus.
Elles ont été choisies parmi plus de 100 000 photographies de fonds prestigieux, méthodiquement consultés pour la première fois (Société de géographie, Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale, Musée de l’homme, ministère des Affaires étrangères...).
L’on retrouvera ici : Victor Segalen, poète photographe dans les steppes de l’Asie centrale ; Alexandra David-Neil au Tibet ; Charles Édouard Hocquard, médecin humaniste en Indochine ; Désiré Charnay, à Madagascar, mais qui fut aussi le premier à photographier les vestiges de la civilisation Maya ; Charcot à la conquête des pôles... Et bien d’autres encore, sans oublier... Arthur Rimbaud, dont on découvrira le parcours photographique absolument méconnu en Abyssinie.
Explorateurs photographes, Territoires inconnus 1850-1930.
Editions La Découverte, 2004
Critique du livre sur Lire
Editions La Découverte, 2004
Critique du livre sur Lire
Trésors photographiques de la Société de Géographie
sous la direction d'Olivier LoiseauPour la première fois sont réunies les images les plus saisissantes et les plus significatives du fonds de la Société de géographie. Oeuvres de voyageurs, explorateurs et géographes français et étrangers, elles constituent des témoignages extraordinaires d'une époque révolue. Les collections photographiques de la Société de géographie, exceptionnelles par leur originalité et leur diversité constituent une source unique pour l'histoire des voyages et des découvertes au XIXe siècle et première moitié du XXe siècle.
Antoine Lefébure a collaboré au dossier Photos d'exploration.
Antoine Lefébure a collaboré au dossier Photos d'exploration.
Editions Bibliothèque Nationale de France/Glénat, octobre 2006. 240 pages.
D'encre et de Lumières, itinéraires secrets dans la bibliothèque du Sénat.

Sous la direction scientifique de Frédéric d'Agay, photographies de Jérémie Bouillon.
D'encre et de Lumières propose aux lecteurs un chemin insolite pour parcourir l'Histoire de France. Des itinéraires secrets dévoilent les collections uniques de gravures, d'estampes, de recueils d'expéditions et d'atlas de voyages, d'éditions originales, de pamphlets, d'archives, de comptes rendus, et même de photographies qui font de la bibliothèque du Sénat l'une des plus belles bibliothèques d'Europe.
Pour la première fois, nous pénétrons au sein de cette bibliothèque peu connue. Nous y découvrons non seulement la coupole de Delacroix, mais également une collection unique de 400 000 volumes commencée sous le Sénat conservateur du Ier Empire, enrichie par la Chambre des pairs, puis régulièrement complétée par le Sénat impérial puis par le Sénat de la République.
C'est à travers ces collections hétéroclites et suivant un parcours chronologique qu'ont été choisis 54 « trésors » qui racontent l'histoire des Français et l'évolution du livre. Citons : recueils de gravures de Piranèse ou Clérisseau, le Sacre de Louis XV, des libelles révolutionnaires, des caricatures inédites des pairs de France, des manuscrits de Victor Hugo et de Jean Jaurès ou les photos inédites du reboisement de la France de 1877.
Ces trésors sont mis en lumière par des sénateurs : Christian Poncelet, président du Sénat, René Garrec, Jean Faure, Michel Charasse, Robert Badinter, Jean François-Poncet, Pierre Mauroy, Jack Ralite, Catherine Tasca, Jacques Valade ou Serge Vinçon ; des auteurs prestigieux : Élisabeth Badinter, Henri Amouroux, Jean Cluzel ou Antoine Lefébure ; des historiens de l'art comme Arlette Sérullaz ou Antoine Pérouse de Montclos ; des historiens : Jean Tulard, Michel Vovelle ou Emmanuel de Waresquiel ; Philippe Gavi, journaliste, ou encore Bertrand Piccard. Cet ouvrage a été placé sous la direction scientifique de Frédéric d'Agay et servi par les photographies de Jérémie Bouillon qui nous plongent dans la sensualité des papiers, des reliures et des encres. Avant-propos de Christian Poncelet, président du Sénat.
Editions La Martinière, 2005, 295 pages
D'encre et de Lumières propose aux lecteurs un chemin insolite pour parcourir l'Histoire de France. Des itinéraires secrets dévoilent les collections uniques de gravures, d'estampes, de recueils d'expéditions et d'atlas de voyages, d'éditions originales, de pamphlets, d'archives, de comptes rendus, et même de photographies qui font de la bibliothèque du Sénat l'une des plus belles bibliothèques d'Europe.
Pour la première fois, nous pénétrons au sein de cette bibliothèque peu connue. Nous y découvrons non seulement la coupole de Delacroix, mais également une collection unique de 400 000 volumes commencée sous le Sénat conservateur du Ier Empire, enrichie par la Chambre des pairs, puis régulièrement complétée par le Sénat impérial puis par le Sénat de la République.
C'est à travers ces collections hétéroclites et suivant un parcours chronologique qu'ont été choisis 54 « trésors » qui racontent l'histoire des Français et l'évolution du livre. Citons : recueils de gravures de Piranèse ou Clérisseau, le Sacre de Louis XV, des libelles révolutionnaires, des caricatures inédites des pairs de France, des manuscrits de Victor Hugo et de Jean Jaurès ou les photos inédites du reboisement de la France de 1877.
Ces trésors sont mis en lumière par des sénateurs : Christian Poncelet, président du Sénat, René Garrec, Jean Faure, Michel Charasse, Robert Badinter, Jean François-Poncet, Pierre Mauroy, Jack Ralite, Catherine Tasca, Jacques Valade ou Serge Vinçon ; des auteurs prestigieux : Élisabeth Badinter, Henri Amouroux, Jean Cluzel ou Antoine Lefébure ; des historiens de l'art comme Arlette Sérullaz ou Antoine Pérouse de Montclos ; des historiens : Jean Tulard, Michel Vovelle ou Emmanuel de Waresquiel ; Philippe Gavi, journaliste, ou encore Bertrand Piccard. Cet ouvrage a été placé sous la direction scientifique de Frédéric d'Agay et servi par les photographies de Jérémie Bouillon qui nous plongent dans la sensualité des papiers, des reliures et des encres. Avant-propos de Christian Poncelet, président du Sénat.
Editions La Martinière, 2005, 295 pages
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